|
Edito semaine S13 : Une période de transition...
Bonjour,
Nous sommes entrés dans cette période de transition qui a lieu deux fois par an entre les cultures hivernales et les cultures estivales et cela nous amène à faire tous preuve de patience et en ce qui nous concerne, de plus d’imagination pour pouvoir composer des paniers bio, éthiques, de saison et variés.
Une belle botte de radis, voilà par exemple ce que nous souhaitions déjà très fort la semaine dernière, mais ceux-ci étaient alors un poil (ou une radicelle) trop petits. Nous nous étions promis de rattraper le coup cette semaine afin de nous mettre en harmonie avec le retour du beau temps (même si en matière d’agriculture bio on ne peut rien promettre) et du coup, les seuls sur lesquels nous pouvions compter ont grandi trop vite pour attendre le panier de cette semaine. Donc, oui il y a déjà un peu de radis en France, mais comme les nuits sont fraiches et la terre un peu froide, il n’y en a pas encore assez pour faire plaisir à tout le monde. C’est pourquoi, à la suite d’un long débat interne, nous avons décidé de persister pour mettre du printemps dans la compo avec un beau radis rouge, qui n’est certes pas du coin (puisque cultivé par Antonio Falzarano de la coopérative Agrilatina), mais qui présente l’avantage d’être très doux et croquant, et celui d’être cultivé en biodynamie, un mode de culture autonome et écologique particulièrement en harmonie avec l’homme et la nature.
Elle porte le nom de mandarine ortanique même si au goût et dans l’usage on pourrait l’associer davantage à une clémentine à peau dure. Il s’agit d’un croisement de mandarine et d’orange, c’est ce qui lui permet d’être présente sur les étals aussi loin dans la saison. Le plus difficile est de commencer à l’éplucher, mais l’effort est vite récompensé car il n’y a quasiment pas de pépins et son goût est digne des clémentines de pleine saison. Dans le cas présent, la qualité des soins que leur apporte M. Cappello qui les cultive en biodynamie et en petite quantité dans son verger de Noto, dans la région de Syracuse, y est pour quelque chose. Pour les plus impatients il y a toujours l’option de la peler à cru et de la découper en dés pour l’incorporer au petit déjeuner des enfants qui n’apprécient pas encore le jus de pomelos. Pourtant, du pomelos il y en a maintenant autant que l’on en veut en Corse, car la saison est bien lancée, ce qui donne un peu d’élan à cette entre-saison (entre fruits d’hiver et fruits d’été) qui réduit de plus en plus les choix de fruits, surtout les plus locaux d’entre eux. Nous avions déjà fait une croix sur la poire européenne et voilà que la pomme bio française devient à son tour une denrée de plus en plus limitée. C’est pourquoi nous avons la chance de pouvoir renouer avec la pomme jubilée du Clos de Rochy qui est un des vergers les plus proches de nous sur le plan géographique.
|